Stockage/Décharges


La mise en décharge est le dernier maillon dans la chaîne de gestion des déchets.

Le stockage est l’opération d’élimination ultime des déchets. Il concerne la fraction des déchets qui ne peut pas être valorisée par réemploi ou recyclage dans des conditions techniques et économiques du moment. L’appréciation du caractère ultime des déchets est opérée au niveau des territoires couverts par les plans d’élimination des déchets.

Alors que la décharge a été le mode de traitement privilégié des déchets, du fait de son coût particulièrement bas, les enjeux de protection de l’environnement associés à l’exploitation des décharges ont conduit à un renchérissement progressif des coûts d’exploitation de ce type d’installation. Ainsi, l’implantation d’une installation de stockage de déchets non dangereux (ISDnD) impose des mesures de conception et de construction faisant appel à plusieurs barrières de sécurité pour prévenir les risques de pollution des eaux souterraines et des sols.

Enfin, ce type d’installation requiert en général une emprise foncière non négligeable dont l’immobilisation se prolongera a minima 30 ans après l’arrêt de la réception des déchets. Aujourd’hui les décharges doivent être implantées dans des sites géologiquement favorables et sont soumis à un périmètre de protection de 200m autour du site.

Ces sites sont des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et sont donc soumis à une réglementation stricte. L’autorisation d’exploiter doit notamment comporter une étude d’impacts et une étude de dangers qui nécessitent de considérer :

  • l’urbanisme environnant et l’accès,
  • les caractéristiques géologiques, hydrauliques, hydrogéologiques et géotechniques du sol.

En France, l'enfouissement des déchets dans les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) représente environ 40% des tonnages accueillis en installation de traitement, tonnages qui devront diminuer dans le cadre de l’application des mesures de Grenelle de l’environnement puisqu’il est préconisé une diminution de 15% des tonnages entrant dans les ISDND ou dans les unités d’incinération. Cependant les tonnages restent conséquents sur les 15 années à venir. La mise en décharge des déchets ne peut être évitée, pour la fraction ultime des déchets

  • Les déchets concernés

Les déchets qui peuvent être déposés dans une installation de stockage de déchets non dangereux sont les déchets municipaux, les déchets non dangereux de toute autre origine, les déchets d'amiante lié (dans des casiers spécifiques) et de plâtre (dépôt sans contact avec des déchets organiques).

Depuis le 1er juillet 2002, les installations d'élimination des déchets par stockage ne sont autorisées à accueillir que des déchets ultimes.

  • Les déchets non autorisés
  1. Les déchet dangereux (cf. art L 541-24 du CE)
  2. Les déchets d’activité de soins,
  3. Les déchets contenant plus de 50 mg/kg de PCB,
  4. Les déchets d’emballages visés par le décret n° 94-609 du 13/07/94,
  5. Les déchets qui, dans les conditions de mise en décharge, sont explosibles, corrosifs, comburants, facilement inflammables,
  6. Les substances chimiques non identifiées,
  7. Les déchets radioactifs,
  8. Les déchets liquide (siccité < 30%),
  9. Les pneumatiques (depuis 1/07/02).


  • Les avantages et Inconvénients de la mise en décharge

Parmi les avantages on peut citer :

  1. Une solution d’élimination qui reste souvent la moins coûteuse,
  2. Un procédé très souple concernant les flux d’entrées (les casiers se remplissent plus ou moins vite sans conséquences importantes sur la technique).

Au titre des inconvénients figurent notamment :

  1. Une surface d’occupation de terrain importante,
  2. Des impacts à long terme encore souvent mals connus,
  3. L’absence de valorisation matière,
  4. Une valorisation possible du biogaz mais souvent sous forme électrique car les sites sont éloignés des centres urbains et donc la valorisation thermique est difficile.


  • La fermeture et la réhabilitation des sites anciens : lutter contre les décharges sauvages

Dans le passé, des sites ont été exploités sans contrôle et suivi particuliers en raison d’absence d’obligations réglementaires. Les décharges non autorisées sont des installations qui font l'objet d'apports réguliers de déchets et sont exploitées, en règle générale, par les collectivités, ou laissées à disposition par elles pour l'apport de déchets par les particuliers. Les sites acceptant des ordures ménagères en mélange sont peu nombreux. En revanche, de nombreux sites accueillent des déchets particuliers : encombrants déchets verts. 

Des progrès majeurs ont été réalisés par les services de l'État et les élus locaux puisqu'il n'existe plus aucune décharge non autorisée en France métropolitaine. En 2007, 45 décharges non autorisées étaient encore ouvertes sur le territoire français. Ces sites ferment petit à petit et en 2009 il en restait moins de 30

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➥ MEDDE Ministère de l’Ecologie

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