Eco-conception

Actu                                              EcoSD : MINES ParisTech s'engage pour l'éco-conception

Création de l’association EcoSD en 2012, qui comprend à ce jour une vingtaine de structures universitaires dont 4 laboratoires associés CNRS (UPR : 3346, UMR : 5272, 6279, 7337) et une vingtaine de structures industrielles. Cette association est encouragée et supportée par l'ADEME, le CNRS, la DGA, la DGCIS et le MESR.
Ce réseau de « recherche-action » se veut une plateforme de regroupement et de mutualisation des efforts de manière à créer, au sein de la communauté française, une voix audible et reconnue permettant d'accélérer l'intégration du processus d’éco-conception dans la pratique industrielle en intégrant au mieux l'innovation issue de la recherche. 24/9/2014

 

A L'éco-conception une démarche rentable       ADEME

Par définition, l'éco-conception ne peut se développer que grâce à l'implication des entreprises dont les enjeux sont nombreux en termes de gains économiques, d'image et de différenciation sur le marché. 


Il s'agit tout à la fois :

  • de mieux maîtriser les risques et les coûts liés au cycle de vie des produits,
  • d'anticiper les attentes naissantes des donneurs d'ordre ou des consommateurs, favorables à une meilleure prise en compte de l'environnement,
  • ou encore de faire de l'environnement un facteur nouveau de dynamisation et de créativité lors des processus de création et de conception de produit.

Toutes les entreprises qui peuvent agir directement ou indirectement sur la conception ou l'amélioration des produits sont concernées par l'éco-conception.

L'éco-conception consiste à intégrer l'environnement dès la phase de conception des produits, qu'il s'agisse de biens, de services. Cette intégration repose sur une approche globale et multicritère de l'environnement et est fondée sur la prise en compte de toutes les étapes du cycle de vie des produits.



De la simple optimisation à un système innovant, à chacun sa méthode et ses objectifs !

On considère quatre niveaux d’éco-conception suivant l’aboutissement concret de la démarche d’un produit. Il est difficile, voire impossible de classer de manière indiscutable un produit éco-conçu selon ces quatre stades. Ce qu’il faut retenir c’est le degré d’engagement d’une entreprise, ainsi l’éco-conception présentera un champ énorme de possibilités, d’éco-innovation, et il sera impératif de comprendre qu’elle ne doit pas se limiter uniquement à des réductions, vision simpliste causant du tort à ce concept !

 

eco-conception_4_niveaux

   Schéma des 4 niveaux d’éco-conception 

Niveau 1 : Amélioration progressive, incrémentiel du produit.

Ce niveau consiste en une optimisation courante, présentée sous un angle souvent associé à l’économie que l’entreprise peut réaliser, l’environnement y est peu présent, sauf dans une approche réglementaire. Exemple : réduction de la masse, d’une épaisseur, moteur plus efficient, élimination des substances dangereuses…

Toute entreprise peut justifier qu’elle à fait de l’éco-conception « de niveau 1 », en présentant une optimisation qu’elle a réalisée sous un argumentaire de gain sur un aspect environnemental.

Prise de décision et taille de l’équipe : souvent le concepteur seul.

 Niveau 2 : Reconception du produit.

Ce niveau consiste à repenser l’existant, permettant une réflexion autour de l’environnement et du cycle de vie du produit. Demande une réflexion plus importante que le niveau 1.

Prise de décision et taille de l’équipe : Concepteur + Equipe projet « réduite »,  le marketing est plus ou moins associé.  À noter que le dirigeant doit commencer à s’impliquer à ce stade.

 

 Niveau 3 : Innovation des fonctions

Ce niveau consiste à créer un nouveau concept de produit, à approfondir les réflexions. Il demande un investissement important (sans garantie de retour), consistant à se projeter dans l’avenir, l’anticipation des tendances d’évolution, et peut être compris dans un laps de temps de l’ordre du moyen terme.

Prise de décision et taille de l’équipe : Concepteur + Equipe projet « étendu » + marketing au complet.

 

Niveau 4 : Innovation du système

Ce niveau consiste à créer une rupture totale avec l’existant, et nécessite un changement culturel. L’innovation qu’il propose, doit être faite sur un système complet.

Prise de décision : Décideurs, Institutions, Politiques, en plus de l’entreprise.

Ce niveau peut toucher en profondeur le model économique du produit, en vendant une fonction sous forme de service, au lieu de vendre un produit permettant de réaliser cette fonction, Il est souvent associé à l’économie de la fonctionnalité.

Attention : la simple location ne veut pas forcément dire économie de la fonctionnalité, ce concept de modèle économique doit engendrer un changement radical dans la définition du cahier des charges du produit, dans une logique gagnant-gagnant entre l’entreprise et les clients et bien entendu l’environnement.


Définition de l’éco-innovation

L’éco-innovation est processus dont la donnée de sortie est un produit, un service, une offre,  un ou process nouveau grâce à l’intégration de l’environnement qui apporte au client des valeurs d’usage, d’attrait particulières et qui apporte au fournisseur de la différentiation  concurrentielle et de la valeur économique.

 

_A chacun son niveau d’éco-conception !

L’éco-conception est accessible à toute entreprise. En fonction des enjeux, des marges de conception et de la volonté de votre entreprise, l’éco-conception peut être intégrée dans l’entreprise comme une « aide à l’optimisation » ou une révolution de votre modèle économique. Entre ces deux extrêmes vous pouvez vous déterminer librement en privilégiant la stratégie la plus pertinente, engendrant l’éco-efficacité attendue. Rappelez-vous cependant, que l’éco-conception vous permet de remettre en cause vos connaissances sur l’entreprise et le produit, et de tendre à réaliser un produit éco-innovant.

Ecoconception

 


> Une approche préventive

L'éco-conception constitue un axe majeur de prévention ou de réduction à la source des impacts environnementaux (réduction des consommations de matières premières et d'énergies, des déchets, des rejets…). 
Elle considère toutes les étapes du cycle de vie d'un produit (fabrication - distribution - utilisation - valorisation finale) de manière à limiter les impacts du produit sur l'environnement. 


> Une approche valorisante et positive des enjeux environnementaux

Intégrée dans les pratiques et outils des concepteurs, l'éco-conception laisse toute leur place à l'innovation et à la créativité des industriels. Elle constitue une opportunité nouvelle de différenciation et un facteur de compétitivité future. 
Complémentaire de l'approche site, elle permet aux industriels de valoriser en externe les efforts réalisés sur leurs sites grâce à leur principal vecteur de communication auprès des clients finaux : leurs produits.

  • Une vie de produit

Depuis la production des matériaux qui le constituent jusqu'à sa mise au rebut, un produit traverse de nombreuses étapes. Toutes ces étapes méritent d'être considérées lors de la phase de conception, qu'elles soient situées très en amont, comme l'extraction des matières premières, ou très en aval, comme l'incinération ou la mise en décharge. Représenté sous forme de boucle, le "cycle de vie" montre l'enchaînement de ces étapes ; bien que dans les faits, la boucle soit rarement fermée.

  • Tout produit est source d'impact

Aucun produit ne parcourt son cycle de vie sans consommer ou polluer. Ne serait-ce que pour obtenir les matériaux : la consommation de ressources minérales, végétales ou animales est inévitable... sans oublier les ressources énergétiques ou encore les consommations d'eau et d'espaces naturels liés aux cultures ou à l'élevage. 
Tout produit est aussi à l'origine de rejets de substances dans l'eau, l'air ou les sols : eaux usées, gaz d'échappement... Ces consommations et ces rejets sont sources d'impacts sur l'environnement : épuisement des ressources naturelles, pollution de l'eau, de l'air, production de déchets... Ainsi, tous les produits méritent l'attention environnementale des concepteurs et les caractéristiques écologiques de chaque produit peuvent être améliorées.

  • La minimisation des impacts

Toute modification des caractéristiques d'un produit sur un point précis a des répercussions sur l'ensemble du produit. Dans la pratique, le concepteur vérifie que la modification envisagée ne va pas dégrader d'autres caractéristiques du produit ou, pour le moins, que cette dégradation sera compensée par les bénéfices attendus. En éco-conception, la démarche est similaire : améliorer la recyclabilité d'un produit, par exemple, doit s'accompagner d'une vérification des modifications engendrées (le produit est-il plus lourd ? génère-t-il plus de déchets ? etc.) de manière à éviter les déplacements de pollution ou, du moins, tenter d'arbitrer entre ces différentes sources de pollution pour déterminer celle qui doit être prioritairement réduite.

Conduite par une seule personne ou par une équipe, toute démarche de conception est multidisciplinaire. L'éco-conception intègre une nouvelle composante : l'environnement. Chaque discipline peut se l'approprier, comme elle a pu s'approprier la notion de qualité.

  • Penser cycle de vie et multicritères

Avant d'arrêter un choix de conception, une évaluation des conséquences s'impose en considérant :

  • toutes les étapes de la vie du produit,
  • tous les impacts sur l'environnement affectés par ce choix. Il existe des outils d'aide à la décision en matière d'éco-conception, mais il n'y a pas de recette universelle : à chaque entreprise de choisir, en fonction de ses produits et de son mode d'organisation, parmi les outils existants celui qui lui est le plus adapté ou de développer ses propres outils.

L'objectif de l'éco-conception est donc de combiner plusieurs choix de conception, afin de diminuer plusieurs impacts sur l'environnement, aux différentes étapes de la vie du produit.

B -  L'écoconception promise à un bel avenir ☆ Actu-environnement 08 avril 2013  © Stefan-Graf

Si l'objectif premier de l'écoconception est de réduire les impacts négatifs de la production et de la consommation sur l'environnement, de nombreuses entreprises voient dans cette démarche un levier de compétitivité et d'innovation.

Au moment où certaines ressources naturelles se raréfient, où certains matériaux deviennent stratégiques et où les législations française et européenne s'orientent de plus en plus vers le principe du "pollueur payeur", les entreprises voient dans l'écoconception une solution d'avenir. "Il s'agit en effet de recourir aussi peu que possible aux ressources non renouvelables en leur préférant l'utilisation de ressources renouvelables, exploitées en respectant leur taux de renouvellement et associées à une valorisation des déchets qui favorise le réemploi, la réparation et le recyclage", notait l'Ademe en octobre dernier dans une étude sur les bénéfices socioéconomiques de l'écoconception(1) et de l'écologie industrielle.

1 : Une démarche stratégique

L'écoconception est une démarche globale, intégratrice, "susceptible d'avoir un impact sur l'ensemble de la chaîne de valeur de son produit (bien ou service) : en amont sur ses approvisionnements et ses relations avec ses fournisseurs, mais aussi en aval sur son positionnement et ses relations avec ses clients", souligne l'Ademe. 

En visant la réduction des flux entrants (matières premières, énergie, eau) et sortants (effluents, déchets...), l'écoconception est source d'économies, tout au long de la chaîne de production. Elle peut permettre ainsi "l'amélioration de la compétitivité, par abaissement des coûts de revient, en allégeant les coûts des matières premières (par leur moindre utilisation), les coûts de fluides (énergie, eau) ou des process (opérations effectuées en usine)", précise l'Ademe. La moindre dépendance aux fluctuations du prix des matières premières et de l'énergie est un atout de taille aujourd'hui pour une entreprise. Elle lui permet de réduire sa vulnérabilité. La réduction des coûts lui permet aussi de rester dans la course, en maintenant des prix ou en les baissant, face à une concurrence toujours plus forte, notamment des pays émergents. 

   Zoom sur l'économie de fonctionnalité

Certaines entreprises se tournent vers l'économie de fonctionnalité, c'est-à-dire qu'elles ne vendent plus un produit, mais une fonction ou un service.

L'écoconception peut également impacter positivement les ventes. Grâce à un positionnement sur de nouveaux segments et un argumentaire de vente basé sur la valeur environnementale d'un produit ou service, une entreprise peut se différencier de ses concurrents et gagner des parts de marché. "L'écoconception permet également de positionner des produits sur des segments à plus forte valeur que des produits issus de productions des pays émergents. Dans le cas de biens et services écoconçus positionnés en milieu ou en haut de gamme notamment, à budget constant, le critère de l'écoconception peut favoriser la vente", indique l'Ademe qui note dans son enquête que les entreprises ayant fait le choix de l'écoconception ont plutôt gagné des parts de marché.

L'utilisation de plus en plus fréquente des labels environnementaux en tant que prérequis dans les appels d'offres soutient aussi le développement de l'écoconception.

   Des emplois "made in France" ?

L'écoconception, qui s'applique à tous les secteurs d'activité peut donc "permettre le maintien de l'activité et des emplois dans des secteurs fortement concurrentiels", analyse l'Ademe. D'autant que "les investissements initiaux à consacrer pour mettre en oeuvre ces démarches sont compensés par les réductions de coûts, renforçant ainsi la compétitivité des entreprises".

Enfin, outre le maintien des emplois dans les filières traditionnelles, l'écoconception soutient le développement des éco-activités, telles que les énergies renouvelables, la gestion des déchets, des effluents, filières dont le potentiel d'emplois locaux est très important.

 2 : L'ACV, point de départ d'une démarche d’écoconception  © Andrey Burmakin

L'analyse de cycle de vie est l'outil le plus abouti pour identifier et corriger les impacts environnementaux de produits et services. L'ACV reste néanmoins en perpétuelle évolution afin d'accroître sa robustesse et sa pertinence.

Avant de vouloir réduire les impacts environnementaux d'un produit, il faut pouvoir les mesurer. Aujourd'hui, l'analyse de cycle de vie (ACV) est souvent utilisée comme préalable à toute démarche d'écoconception.

L'ACV porte en effet sur l'ensemble des étapes de la vie d'un produit, de l'extraction des matières premières au traitement en fin de vie, en passant par son utilisation. Sont étudiés les flux de matières et d'énergie entrants et sortants, et donc les impacts de chaque étape de vie du produit. Ce qui permet, finalement, d'identifier les impacts environnementaux dominants et les étapes de vie les plus problématiques.

Mais l'une des difficultés majeures rencontrée lors de la réalisation de l'ACV reste le manque de données. Il  faut pouvoir remonter tous les flux, tous les impacts, pour des produits dont la chaîne de fabrication est de plus en plus complexe, impliquant de plus en plus d'intermédiaires, de plus en plus d'étapes sur différents sites.

 3 : L'écoconception, quelles réalités ? Dorothée Laperche

Si la démarche d'éco-conception nécessite un long travail de recueil de données, la plupart des entreprises interviewées reconnaissent sa plus-value pour leurs activités. Retour d'expériences de groupes issus de différents secteurs.

Réduction des gaspillages, facteur de différenciation entre des produits d'une même gamme, difficultés dans le recueil des données : un certain nombre de caractéristiques communes de l'éco-conception sont identifiées par des entreprises qui se sont lancées dans la démarche. 

Certaines entreprises, qui se sont reposées sur des bureaux d'études pour des réflexions sur l'affichage environnemental, seraient aujourd'hui dépendantes et contraintes de continuer à s'appuyer sur ces derniers pour d'autres gammes de produits.

Si elle disposait au préalable d'une approche de réduction de ses impacts, l'entreprise cherche désormais à accentuer la préservation des ressources et optimiser la fin de vie des emballages. "Tous les emballages que nous mettons sur le marché ont une ou plusieurs solutions de valorisation en fin d'utilisation des clients finaux et  s'il n'existe pas de filière, nous ne mettons pas le produit sur le marché". 

Se lancer dans l'aventure implique également un coût financier conséquent mais surtout un investissement humain. Le recueil des données pour les ACV notamment s'avère une étape laborieuse. 

Autre difficulté : le changement dans les habitudes de travail. "La phase d'appropriation est importante : pour que chaque personne l'intègre dans son métier, c'est un travail de fourmi, même si nos collaborateurs ne le perçoivent pas comme une contrainte"

4 : Une réglementation en voie de renforcement  Florence Roussel © jorisvo

Initiée principalement par l'Union européenne, la réglementation relative à l'écoconception ne porte actuellement que sur les produits impactant les consommations d'énergie. Mais la révision de la directive en 2014 pourrait élargir le périmètre d'applicat

Si l'écoconception est une démarche applicable à tous types de produits, la réglementation européenne ne l'exige que pour certains. En effet, la Directive écoconception d'octobre 2009 fixe des règles européennes afin d'améliorer la performance environnementale des produits consommant de l'énergie (électroménager par exemple) et liés à l'énergie (isolant, fenêtres, robinet...). Cette directive est la seconde version de la directive d'origine de 2005 consacrée exclusivement aux produits consommateurs d'énergie.

   Les produits concernés de plus en plus nombreux

L’éco-conception des logiciels

Réduire l’empreinte ressources pour réduire les impacts environnementaux
Mécaniquement, plus vous réduisez l’empreinte ressources et plus vous réduisez les impacts environnementaux et les coûts associés sur le cycle de vie. L’objectif numéro 1 de l’écoconception logicielle est donc de réduire l’empreinte ressources.

L’écoconception logicielle est donc une démarche d’efficience, pas de performance. L’efficience logicielle est presque une philosophie, une façon de concevoir et de développer du logiciel, qui se rapproche de la sobriété heureuse de Pierre Rabhi. Il s’agit en effet d’obtenir un logiciel simple et sobre. Deux caractéristiques qui garantissent en partie sont efficience et son ergonomie.

La réduction de l’empreinte ressource permet également, c’est le deuxième effet positif de la démarche, d’allonger la durée de vie active des équipements. Or, l’allongement de la durée de vie active est le geste clé du green IT. Essentiellement parce que les nuisances environnementales se concentrent lors de la fabrication.

La première direction politique en faveur de l'écoconception a été prise dans les années 2002 par la publication de la politique intégrée des produits(1) : "L'écoconception doit être promue parmi les industriels pour que les produits du marché soient plus respectueux de l'environnement. Les distributeurs doivent mettre des produits verts sur les rayons et informer les consommateurs de leur existence et avantages. Les consommateurs doivent exercer leur choix en faveur des produits verts et les utiliser de façon à prolonger leur durée de vie et à réduire leur impact sur l'environnement", peut-on lire dans le document de la Commission.

   Un processus de décision itératif

Cette directive présente la particularité de poser un cadre général. Les existences spécifiques à chaque produit sont précisées dans des règlements applicables à tous les Etats membres dès leur parution. A l'heure actuelle près d'une quinzaine de règlement sont en vigueur(2). De nombreux autres sont en cours de discussion selon un processus bien particulier.

 Originalité de cette directive : elle laisse une porte ouverte aux accords volontaires. Si l'industrie justifie qu'elle couvre une partie importante du marché et s'engage sur des objectifs, la Commission leur laisse l'initiative en ne légiférant pas. Des accords volontaires ont ainsi été fixés pour les imprimantes ou encore les décodeurs télé.

   Une directive protectrice pour l'économie européenne

Les exigences d'écoconception fixée dans les règlements concernent tous les produits mis sur le marché européen. Ainsi, cette réglementation place l'industrie européenne dans une situation de bonne concurrence avec les produits fabriqués hors Europe. Ces derniers doivent respecter les même exigences que les produits "made in Europe ». 


 ☆Cradle to cradle, créer et recycler à l’infini 

 Cet ouvrage présente le principe d’une écoconception des produits favorables pour l’environnement dont la traduction littérale est "du berceau au berceau". Les auteurs l’appelle, en traduction française, "l’éco-bénéficience » . C'est un manifeste pour une philosophie et une pratique nouvelles de la production et de l’écologie.Le C2C est le fait de redéfinir la façon dons nous fabriquons les choses Les deux auteurs préconisent en effet une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Ils militent pour une « éco-efficacité » qui ne mettrait pas la croissance économique et l’écologie dos-à-dos. Plutôt que de chercher à réduire la consommation, ils voudraient créer un modèle industriel basé sur une sorte de compostage appliqué à tous les objets : soit les produits retournent au sol sous la forme de « nutriments biologiques » non toxiques, soit à l’industrie en tant que « nutriments techniques » afin d’être recyclés à l’infini, imitant ainsi l’équilibre des écosystèmes naturels. . L’objectif étant, dans les domaines de l’industrie et de l’architecture, de repenser les modes de production pour le bien être des hommes (dans leur condition de travail et de consommation) et de l’environnement sur la base du triptyque : écologie – équité – économie.

Cet ouvrage a été écrit par William Mcdonough (architecte designer américain, ancien militant Greenpeace) et Michael Braungart (chimiste allemand, préconise l’empreinte écologique positive, ancien membre de Greenpeace).

☛  Prévention


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