Publicité & zéro déchet - zéro gaspillage

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La publicité est principalement critiquée pour son invasion de l'espace public, de la vie courante (télévision, radio, boîtes aux lettres, téléphone, journaux, cinéma, Internet, panneaux publicitaires, ainsi que sur les vêtements) et son emploi de techniques nuisibles et agressives comme le matraquage ou la manipulation mentale. 

Un service "anti-démarchage" à destination des consommateurs qui ne veulent pas recevoir de publicité par téléphone a été créé par le gouvernement. Il sera lancé en juin 2016                lire plus  

Il existe déjà des logiciels anti-pub

La critique écologique de la publicité est de deux natures. Elle peut porter sur :

  • L'impact direct de l'action publicitaire elle-même sur l'environnement (dépenses de papier et d'énergie, pollution visuelle ou sonorepollution lumineuse, etc.) source de gaspillage et de déchets inutiles. 


La publicité papier, une pollution inutile ?

Chaque année, nous recevons environ 24 kg de publicité non adressée par foyer soit :

– 2,7millions d’arbres en moins du fait de ces productions

 – 1,9milliards de kWh nécessaires à la production des imprimés publicitaires 

– 561 600 tonnes de CO2 générées par l'industrie

– 5,73 milliards de Litres d’eau                          (chiffres 2015) 

R.A.P. et la question de l’environnement

Résistance à l’Agression Publicitaire R.A.P.

La publicité pose de nombreux problèmes écologiques que nous tentons de combattre :

 affichage publicitaire contrevenant largement aux dispositions du code de l’environnement (loi du 30 décembre 1979) et défigurant les paysages et le cadre de vie des français ;

 gaspillage de papier par la distribution souvent aveugle et intrusive de prospectus publicitaires (1 million de tonnes par an en comptant les journaux gratuits d’annonces… et un coût de 150M€ par an assumé par le contribuable pour le retraitement sous forme de déchets) ;

 les autres supports ne sont pas sans impacts sur l’environnement non plus (affiches et leurs encres, leurs colles et leur retraitement ; consommations d’électricité des éclairages publicitaires, pollution sonore, véhicules terrestres et aériens publicitaires, etc.)

 apologie du gaspillage, promotion de produits dangereux (pesticides, voitures surpuissantes…) et diffusion de mensonges objectifs sur l’innocuité prétendue des produits.

 et de manière générale, les pressions exercées par les annonceurs et la publicité (et leurs organes représentatifs) sur les politiques, les médias, les décideurs… Elles sont rarement favorables à l’environnement (c’est un euphémisme).

La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (dite loi ENE) ainsi que le décret du 30 janvier 2012, ont profondément réformé la réglementation relative à la publicité extérieure, aux enseignes et aux préenseignes. Ce dispositif ambitionne d'améliorer la qualité du cadre de vie, de lutter contre les nuisances visuelles, de favoriser la mise en valeur du paysage et du patrimoine culturel et de participer aux efforts d'économie d'énergie consentis dans le cadre des enjeux de réduction de la facture énergétique nationale. Elle n’est pas toujours correctement appliquée.

L'ARPP a publié, en juin 2009, les règles de déontologie publicitaire relatives au développement durable. Ce texte apporte plusieurs innovations : la prise en compte des cycles de vie, la nécessité d'une meilleure explicitation des auto-déclarations environnementales et la limite de ''verdisation'' d'un visuel. Le bilan de 2013 monte que ces règles sont respectées à 93% pour les visuels environnementaux (6% des visuels totaux).

  • L'influence directe ou indirecte du message publicitaire sur la consommation, contribuant à l'augmentation de l'empreinte écologique du développement socio-industriel, poussant à la surconsommation et participant à l’obsolescence accélérée des produits. 
  1. La publicité prise dans son ensemble diffuse un message politique fort, prônant la société de consommation, incitant au gaspillage et à la pollution. La comparaison du niveau de consommation finale avec la capacité terrestre de production de ressources naturelles et d'absorption de la pollution a conduit à l'émergence du concept de surconsommation - L'économiste Daniel Cohen souligne que si la Chine avait le même nombre de voitures par habitants que les États-Unis, elle consommerait la totalité de la production pétrolière mondiale, où que si elle avait la même consommation par habitant, elle devrait utiliser l'ensemble des forêts de la planète. Le mode de développement occidental n'est donc pas généralisable à l'échelle planétaire aussi bien d'un point de vue écologique que de disponibilité des ressources.
  2. Sur le plan philosophique, la recherche de bien matériels, quête sans fin, pousserait également selon certains au phénomène de surconsommation et s'interrogent sur la différence entre fin et moyens dans notre existence.
  3. Sur le plan scientifique, on évoque l'empreinte écologique de notre consommation : l'essentiel de nos déchets n'est pas traité, certaines ressources naturelles sont en effet épuisées ou en voie de l'être.
  4. Sur le plan psychologique, le consumérisme peut entraîner une continuelle frustration (encouragée par les modèles, les jalousies et les désirs alimentés par la publicité) qui engendre mal-être et parfois les comportements agressifs qui en découlent.
  5. Sur le plan social, lorsque la consommation devient la valeur centrale de la société, l'être humain peut devenir lui aussi un « produit » qui doit « savoir se vendre » et qui doit entrer « en concurrence », « en guerre », avec tous et autrui. La cohésion sociale et les valeurs humaines sont alors mises au second plan lorsque ce principe s'applique sur fond de crise économique et sociale entraînant une pression et une détresse morale, voire un isolement social, que même la consommation ne parvient pas à atténuer.

Ces critiques se retrouvent à la base du concept de la décroissance.

1 Publicité : Action, fait de promouvoir la vente d'un produit en exerçant sur le public une influence, une action psychologique afin de créer en lui des besoins, des désirs; ensemble des moyens employés pour promouvoir un produit 

Poids économique 

En 2000, année faste en raison de l'avènement de nouveaux produits technologiques, les investissements de communication réalisés dans le monde par les entreprises avaient franchi la barre des 300 milliards de dollars. C'est un secteur en forte augmentation avec un taux de croissance annuel moyen de 6,5 %. 

Comment mesurer les impacts écologiques de la pub?

 La démarche est complexe et s'appuie sur la méthode normalisée de l'analyse du cycle de vie (ACV) . Sont analysées chaque étape du cycle, de la production à la réception, en passant par la diffusion Elle ne se limite pas aux émissions de CO2 mais prend en compte la consommation de ressources naturelles, les émissions dans l'eau, l'air... La difficulté aujourd'hui, est de collecter les données, que les régies publicitaires n'ont pas. Parmi les évolutions futures, l'impact du hors-média  (métiers du marketing direct et de l'événementiel) et celui des relations presse. Plus grand défi encore : Quel est l'impact environnemental des messages eux-mêmes ? On touche là au contenu, parfois fallacieux, appelé «greenwashing ».

En 2006, dans un rapport intitulé Prévisions 2006-2010 pour le secteur des loisirs et des médias Price waterhouse Coopers, estime les dépenses publicitaires mondiales à 385 milliards de dollars US. Ce cabinet comptable évalue à 500 milliards de dollars US son poids  pour 2010. En 2006, la répartition des investissements publicitaires donne, par ordre d’importance :

- 43 % pour la presse (dont 30 % pour les journaux et 13 % pour les magazines), 

- 38 % pour la télévision, 

- 8 % pour la radio, 4 % pour internet, moins de 1 % pour le cinéma                                                     

                    La publicité média représente désormais 1 % du PIB mondial.

- 6 % pour l'affichage (hors-média). 

 En 2012, en France, les dépenses mensuelles de communication des annonceurs tous secteurs confondus, a été de 2 milliards d’euros  (en moyenne sur une année) tous médias confondus, 

Les montants des investissements publicitaires dans les médias français se sont élevés en 2012 à 24,1 milliards d’euros. Comme en 2011, les principaux secteurs qui investissent la publicité sont la distribution, l’automobile, l’alimentation, l’hygiène beauté, la culture & les loisirs et banques et assurances. À eux seuls, ces 6 secteurs représentent plus de 55% des investissements publicitaires.

En 2012, 2 768 heures d’heures de publicités ont été louées aux annonceurs, représentant 5,25% du temps d’antenne théorique des 6 premières chaînes de télévision françaises.

 Ce schéma montre le rythme publicitaire auquel les français sont exposés. Chacun se rappelle avoir vu plus de publicités pour les cadeaux de noël à l’approche des fêtes, comme des publicités pour le textile avant et pendant les périodes de soldes. Cette visualisation est une confirmation, s’il fallait l’apporter, que le bruit publicitaire ne s’arrête jamais, que l’exposition est constante. Cette exposition renvoie nécessairement à chacun son rôle de consommateur.


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