Tri des déchets


Sommaire : 

Le prétraitement

Les centres de tri : 

                    • dechets non dangereux

                    • emballages, journaux

Le tri a pour fonction principale de transformer un flux de déchets mélangés et non directement valorisables en fractions, qui peuvent être 

      - soit utilisées directement, 

      - soit faire l’objet d’étapes de préparation complémentaire en vue de leur substitution à des matières première vierges dans un processus industriel. 

Ceci permet de leur donner une « seconde vie », le plus souvent par le réemploi et le recyclage évitant ainsi leur simple destruction par incinération ou abandon en décharge et, par conséquent, de réduire l'empreinte écologique. (wikipedia)

Le tri constitue une étape incontournable entre la collecte plus ou moins sélective de flux de déchets et l’introduction dans la production industrielle d’une matière première de recyclage. Pour être transformés en ressources, les déchets collectés doivent généralement être triés et préparés. Tous déchets non dangereux et non inertes confondus, le parc de centre de tri est estimé à environ 450 installations ayant une capacité de tri de 7 millions de tonnes.

Un large panel de techniques est disponible pour trier les déchets allant du tri manuel réalisé par un opérateur au tri dit automatisé (comme l’utilisation de technologie par spectrométrie proche infrarouge qui prendra en compte la composition du déchet), en passant par des procédés mécaniques (un crible qui prendra en compte la taille du déchet par exemple).

◆ Le prétraitement, souvent indispensable à la valorisation des déchets

Une fois collectés, pour permettre l’utilisation des déchets comme une ressource secondaire, ou pour limiter les impacts de leur traitement ultérieur, les déchets sont souvent dirigés vers une installation de tri et/ou de prétraitement. L’organisation du prétraitement est liée aux choix de collecte en amont et de valorisation des déchets en aval. En effet, plus la séparation a été poussée lors de la collecte, plus le flux pourra facilement intégrer une filière de valorisation. Cependant, il n’est pas possible de multiplier à l’infini les catégories de déchets collectés.De même, les exigences en termes de séparation des industries du recyclage vont de plus en plus au-delà du tri pouvant, sur un plan technique ou économique, être opéré lors de la collecteC’est pourquoi, avec l’augmentation des objectifs de valorisation, l’étape de prétraitement est de plus en plus présente et complexe techniquement :

  1. Certains déchets peuvent directement être valorisés sans prétraitement : Pour certains déchets bien identifiés, la collecte est réalisée de façon séparée, ce qui permet de diriger les déchets directement vers une installation de recyclage. Par exemple, les déchets végétaux, collectés séparément, sont dirigés vers une plate-forme de compostage.


  1. Certains déchets, malgré une collecte séparée par matériaux, doivent faire l’objet d’un sur-tri : Pour d’autres déchets, même si la collecte est réalisée pour un matériau spécifique, les exigences de la filière de recyclage sont telles qu’il est nécessaire de passer par une étape de « sur-tri ». Les flux pouvant nécessiter un sur-tri sont par exemple des déchets d’emballages en verre : ils sont dirigés vers une usine de sur-tri, qui va permettre un tri par couleur et un affinage, avant d’intégrer une usine de recyclage du calcin.


  1. Certains déchets sont des produits usagés composés de plusieurs matériaux et doivent être démantelés : Les déchets d’équipements électriques et électroniques (ou les véhicules hors d’usage) – étant composés de plusieurs matériaux – doivent être démantelés afin que les matériaux qui les composent soient ensuite recyclés.


  1. Certaines familles de déchets sont collectées de manière séparée et doivent être ensuite triées pour séparer chaque matériau individuellement : Pour des raisons techniques ou économiques, des familles de déchets qui vont suivre la même filière ou le même prétraitement sont collectées séparément des autres déchets :
  • les emballages (bouteilles, boites métalliques, briques alimentaires, cartons) et les papiers sont souvent collectés ensemble pour être dirigés vers un centre de tri des déchets recyclables secs ménagers. Là ils seront séparés par matériau, puis dirigés vers des centres de sur tri et de recyclage  ;
  • les invendus du commerce alimentaire sont dirigés vers des centres de désemballages ou de déconditionnement qui séparent les emballages et leurs contenus organiques ;
  • après un chantier, les déchets majoritairement inertes peuvent être triés sur une plate-forme de tri/valorisation.


  1. Certains déchets vont en centre de préparation de combustibles solides de récupération : Les centres de préparation de combustibles solides de récupération visent à fabriquer un déchet combustible répondant à la demande d’un utilisateur, à partir de déchets non recyclés qui ont un grand pouvoir combustible (plastiques, papier, bois).


  1. Certains déchets subissent un prétraitement pour réduire le caractère dangereux, le risque sanitaire ou les émissions de gaz à effet de serre : Certains prétraitements visent à réduire ou à supprimer les risques sanitaires présentés par des déchets spécifiques, qui pourront ensuite être gérés dans des installations conventionnelles.

Par exemple, les déchets d’activité de soin à risque infectieux (DASRI) peuvent, après passage dans un appareil de prétraitement par désinfection (appareil permettant le prétraitement des DASRI par désinfection, procédé associant une modification de l’apparence des DASRI et une réduction de leur contamination biologique dans le but de les rendre assimilables aux déchets ménagers), être acceptés dans un centre de valorisation énergétique.
Certains déchets relevant de la règlementation des sous-produits animaux devront être hygiénisés avant de rejoindre une installation de compostage ou de méthanisation.
Des déchets comportant une fraction organique peuvent être compostés ou méthanisés avant d’être stockés, afin de réduire l’émission des gaz à effet de serre.

  1. Centres de traitement mécano-biologique (TMB) : Ils combinent plusieurs familles de prétraitement. Le traitement mécano-biologique (TMB) vise à recycler ou optimiser le traitement des ordures ménagères résiduelles. Il consiste en l’imbrication d’opérations mécaniques (dilacérations et tris) et d’étapes biologiques (compostage, méthanisation). 


◆ Les centres de tri des déchets non dangereux

■ Ces centres trient les déchets non dangereux (issus d'activités économiques) qui n’ont pu être triés à la source, et des encombrants des ménages.

L’objectif de ces installations est de produire des flux de matières premières recyclées, mais également, pour certaines, en l’absence de filière de recyclage mature, un flux combustible solide de récupération (CSR) destiné à la valorisation énergétique.

■ Le parc d’une capacité approximative de 4 millions de tonnes peut être décomposé en trois grands types de niveau technologique :

  1. Les unités de « type pelle à grappin » ;
  2. Les installations de type chaîne mécanisée ;
  3. Les installations automatisées.

D’une installation à l’autre, la fraction des déchets qui n’est pas dirigée vers la valorisation dépendra particulièrement de la composition du flux entrant et du niveau de technologie mis en œuvre. Une installation n’utilisant qu’une pelle à grappin pour le tri produira en moyenne plus de 80 % de refus (flux orienté vers l’élimination sans valorisation énergétique), alors qu’une installation de tri automatisé visera un taux de refus a minima inférieur à 50 %.

Afin d’alimenter le développement de l’économie circulaire, ce parc de centre de tri devra produire plus de matières premières recyclées, à un niveau de qualité améliorée. Pour atteindre ces objectifs, le territoire français doit se doter d’installations de tri plus performantes. Ceci peut être atteint grâce aux nouvelles technologies disponibles et à une capacité de traitement plus importante, mais dépendra fortement de la structuration des filières de recyclage en aval et de mesures de restriction sur l’élimination en stockage des déchets et refus, voie aujourd’hui moins onéreuse.

Le développement du tri des déchets d’activité économique est générateur d’emplois. La sécurité et la protection de la santé des personnels d’exploitation et de maintenance est une préoccupation qui doit être prise en compte dès la conception des centres de tri. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) met à disposition un guide de prévention pour la conception dans ces centres de tri.

◆ Les centres de tri des emballages, journaux et magazines

Le développement du tri est directement lié à la montée en puissance des collectes séparées des emballages et journaux et magazines. Ces collectes permettent aujourd’hui à la quasi-totalité de la population française de trier ses déchets.

Les centres de tri des emballages et journaux et magazines sont le maillon permettant de transformer ce flux de déchets en différents flux qui permettront d’alimenter des industries en matière première à recycler. En 2011, le parc de ces centres de tri était composé de 253 unités, qui ont traité un total proche de 3 millions de tonnes.

Parmi les 7 000 emplois directs générés en 2011 par ces centres de tri, 5 570 sont des opérateurs de chaîne. Pour cette activité, les statistiques d’accidents du travail font état, en 2010, d’un taux de fréquence et d’un taux de gravité deux fois plus importants que la moyenne. Afin d’améliorer les conditions de travail, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) met à disposition un 
Guide de prévention pour la conception pour les centres de tri


Aujourd’hui, l’évolution du parc tend vers une automatisation du tri par des installations pouvant accepter des volumes de déchets plus importants et réaliser un tri plus fin d’un nombre de matières premières à recycler plus important. 

Pour autant, le premier maillon de la chaîne de tri reste le citoyen, dont la sensibilisation est un facteur de réussite pour un service public optimisé.

Au-delà des matériaux destinés au recyclage, les refus peuvent à leur tour faire l’objet d’un tri complémentaire pour une valorisation énergétique. On parle alors de production de  combustible solide de récupération, ou CSR

☛ Mis à jour le 06/05/2015 © Ademe


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