RECYCLER                                                                                                                                                 pour en finir avec les décharges et les incinérateurs



Le recyclage est un procédé de traitement des déchets (déchet industriel ou ordures ménagères) qui permet de réintroduire, dans le cycle de production d'un produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé en fin de vie, ou des résidus de fabrication   

La recyclabilité est l’aptitude à la réutilisation de la/ les matière(s) des emballages usagés par une chaîne d’opérations qu’on appelle le recyclage.

Dossier ADEME

 Mis à jour le 26/06/2014

Le recyclage constitue à la fois un mode de traitement de déchets et un mode de production de ressources. Dans la hiérarchie des modes de traitement, le recyclage intervient en troisième position après la prévention et le réemploi.

Les acteurs du recyclage des déchets

L’ensemble des étapes du cycle des matières et des produits doit être pris en compte pour bien comprendre les enjeux du recyclage.

Chaque étape du cycle peut influencer, de manière variable, les étapes de la collecte des déchets jusqu’à la production de biens.

  • l’écoconception des produits, qui prévoit ou pas l’incorporation de matières premières de recyclage (MPR) et/ou la « recyclabilité » du produit une fois usagé ;
  • la collecte, qui détermine le niveau de mobilisation des gisements de déchets et produits usagés destinés au recyclage ;   
  • le démantèlement (démontage et dépollution), le tri (identification, extraction, et/ou la séparation des matières) et la préparation (déchiquetage, broyage…) des déchets et des matières qui en sont issues, qui permet d’augmenter et régulariser les flux. À ce stade, l’enjeu est d’optimiser la qualité des MPR tout en diminuant la quantité des résidus ultimes non valorisés.
  • la transformation et mise en œuvre des matières issues de déchets, qui permet l’augmentation de l’intégration de matières premières de recyclage (MPR) dans des domaines d’application existants ou nouveaux.


Recyclage et dégradation de la matière

Le recyclage peut être défini en fonction du niveau de dégradation de la matière.
Deux types de recyclage peuvent être distingués :

  • le recyclage en boucle fermée : utilisation de la MPR pour un usage et une destination identiques sans perte fonctionnelle de la matière : recyclage d’une bouteille PET en bouteille PET, recyclage du verre d’emballage en verre d’emballage, recyclage d’enrobés routiers dans la fabrication de nouveaux enrobés, etc. ;
  • le recyclage en boucle ouverte : utilisation de la matière de recyclage pour une destination différente avec perte fonctionnelle de la matière (usage dégradé), mais en substitution d’une matière première vierge : recyclage d’une bouteille PET en fibre polaire, recyclage du papier en produit d’isolation, etc.

Actus


L’Allemagne et l’Autriche affichent les taux de recyclage les plus élevés, mais c’est au Royaume-Uni et en Irlande que ce taux augmente le plus rapidement

25/3/2014

L’industrie du recyclage en France : changer de dimension pour créer des emplois ? 23/12/2013

En matière de gestion durable des ressources, l’enjeu est de conserver le plus longtemps possible les qualités intrinsèques des matières et leurs caractéristiques « nobles » pour en maximiser le nombre de cycles. Il est donc important de réduire au minimum les pertes de matière au cours des différents cycles et de différentier les types de recyclage.
Les pertes de matière peuvent intervenir à plusieurs niveaux du cycle :

  • dans le cas d’application dispersive, la matière n’est plus mobilisable pour un nouveau cycle. Par exemple, les oxydes de titane dans les peintures ;
  • selon les performances de la collecte des déchets, du tri et de la préparation des MPR les quantités de matière mobilisées pourront être variables. Par exemple les déchets incinérés ou mis en décharge constituent une perte au même titre que les refus de tri.

Le recyclage permet d’éviter le gaspillage de ressources naturelles et d’énergie, de sécuriser l’approvisionnement de l’industrie en matières premières, de diminuer ses impacts environnementaux.
Depuis les années 2000, le recyclage constitue une vraie réponse face à :

  • la production industrielle du fait des politiques de gestion des déchets : objectifs de recyclage, développement des filières à responsabilité élargie du producteur (REP) ;
  • la demande croissante de matière ;
  • les contraintes environnementales et économiques.

Cette évolution a conduit à l’industrialisation du recyclage telle que nous la connaissons aujourd’hui dans une dynamique poussée par l’économie circulaire.

Recyclabilité La recyclabilité est l’aptitude à la réutilisation de la/ les matière(s) des emballages usagés par une chaîne d’opérations qu’on appelle le recyclage.La recyclabilité ne peut pas être envisagée indépendamment des opérations successives que sont la collecte, le tri et enfin le recyclage final

Pour en savoir plus, voir : Comment optimiser la collecte des déchets?  



                        Recyclage : les enjeux (dossier La Recherche - ADEME 2015)                         


➤  L’enjeu majeur du recyclage est de disposer de matière première recyclée de qualité identique, ou du moins très proche, de celle de la matière initiale. De quoi réaliser des produits à base de matière recyclée qui, du point de vue de la performance, ne se distinguent pas des autres. 

               

❒ La récupération et la valorisation des déchets répondent en effet à de multiples enjeux. 

Si tout le monde peut s’accorder sur les mérites du recyclage et la qualité de la plupart des produits recyclés commercialement disponibles, à y regarder de plus près, certaines questions méritent d’être posées. Ne faudrait-il pas, avant de décider de recycler un matériau, connaître le bilan environnemental de sa collecte, de son tri et de son traitement ? Est-il favorable ? Est-il possible de choisir des technologies de recyclage qui conservent aux matières leurs propriétés mécaniques, rhéologiques, leurs couleurs, leur aspect, etc. ? Quelles sont les limites technologiques et organisationnelles du recyclage en boucle fermée, c’est- à-dire qui utilise la matière de recyclage pour un usage et une destination identiques ?

       ‣ L’économie des matières premières ou d’énergie – et leur sécurité d’approvisionnement – est le plus évident. Il devient d’ailleurs crucial alors que les ressources naturelles sont de plus en plus convoitées. L’augmentation de la population mondiale, qui devrait croître de 30 % d’ici à 2050 pour atteindre neuf milliards de personnes, y participe largement.

       ‣ Ce n’est pas la seule motivation. De nombreuses études ont montré que le recyclage apportait dans la plupart des cas des bénéfices environnementaux, comme l’atténuation du réchauffement climatique via la réduction d’émissions de CO2

      ‣ Le troisième enjeu, enfin, est économique et se mesure en termes de maîtrise des coûts et de développement industriel de nouvelles technologies.

❒ Collecter, c’est bien. Mais plus le produit aura été conçu en vue du recyclage, plus il sera simple d’obtenir une matière recyclée de qualité.

Pour aller dans cette direction, l’idéal est de commencer... au plus tôt. C’est-à-dire de poser la problématique du recyclage dès la conception d’un produit, de l’intégrer pleinement dans une démarche d’éco-conception

L’éco-conception est une approche globale et fortement pluridisciplinaire. Elle implique aussi bien les ingénieurs que les designers, les économistes, les sociologues, les responsables du marketing et de la communication que, au premier chef, le management des entreprises.(...) Cette démarche s’étend bien au-delà du seul recyclage. Elle cherche à concevoir un produit de façon à minimiser ses impacts sur l’environnement et cela tout au long de son cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie, en passant par les étapes de transport, production et utilisation.

La démarche d’éco-conception est exigeante. Elle impose de mobiliser toutes les parties prenantes de l’entreprise afin de s’assurer que les objectifs sont partagés et que l’accès aux données (matériaux, procédés de fabrication, schéma logistique, scénarios d’usage du produit, etc.) sera facilité. À ce titre, l’im- plication des fournisseurs, sous-traitants et des départements d’achats en logistique s’avère généralement nécessaire.

En retour, les entreprises engagées dans des démarches d’éco-conception font part de résultats très positifs : renforcement des capacités d’innovation, réduction importantes des impacts environnementaux des étapes « matières premières » et «fin de vie». 

Intégrer vraiment le recyclage dans l’éco-conception, conduit donc à concevoir un produit afin qu’il soit plus facilement recyclable.

     ‣ Éviter, par exemple, qu’il contienne des substances indésirables, coûteuses à éliminer lors de la phase de recyclage, ou compliquant la phase de tri. 

     ‣ Ou encore concevoir un produit facilement démontable. 

     ‣ Ou diminuer la variété des matières au sein d’un même composant (on pense aux tableaux de bord automobiles). 

     ‣ Ou simplement, éliminer le superflu, se dispenser d’une fonctionnalité peu utile, mais qui a un impact important en termes de recyclabilité. 

Toutes ces pratiques aboutissent à faciliter le tri et, ce faisant, à obtenir des matières recyclables plus homogènes, donc de meilleure qualité.

❒ Analyser le cycle de vie du produit 

Cette démarche peut sembler une évidence dictée par le simple bon sens. En réalité, elle représente un défi de taille pour les entreprises. 

C’est bien de concevoir un produit pour qu’il soit facilement recyclable, mais il doit d’abord se vendre, c’est-à-dire ne pas voir ses performances baisser et être produit à un coût acceptable. 

Ensuite, le problème est complexe car, en termes d’éco-conception, il faut amener toutes les parties prenantes de l’entreprise et ses partenaires à penser globalement. Le gain environnemental obtenu sur un poste peut s’avérer désastreux pour un autre. 

Fort heureusement, les entreprises disposent de l’outil leur permettant de gérer cette complexité : l’analyse du cycle de vie (ACV). L’ACV est une démarche multicritère permettant de quantifier les différents impacts environnementaux d’un produit : changement climatique, impacts sur les écosystèmes, impacts sur les ressources, impacts sur la santé humaine.

Cette approche scientifique conduit aujourd’hui à envisager le recyclage sous un autre angle. Autrement dit, recycler, oui, mais si les bénéfices économiques s’accompagnent d’un bilan environnemental positif. Oui, mais si les matières premières de recyclage sont de qualité, d’une qualité presque comparable à la matière vierge. Ces deux défis sont au cœur de ce qu’il est convenu d’appeler l’« économie circulaire », une notion qui élargit le concept de recyclage.

➤ Penser économie circulaire, c’est raisonner non plus en termes de produits et de stock de déchets, mais en flux de matière. 

Ce qui signifie penser à partir de la matière première initiale et s’intéresser à tous les services qu’elle fournira tout au long de sa durée de vie, ou plutôt de ses vies : de ses avatars, sous forme d’autant de produits réparés, remis à neuf, démantelés ou recyclés. 

Il reste toutefois de nombreux verrous à débloquer encore pour augmenter et régulariser les flux, pour mesurer et optimiser la qualité de la matière première recyclée, sans compter la mise au point de technologies évolutives capables de s’adapter à des matériaux de plus en plus complexes

❒ La recherche s’attache à faire évoluer les technologies de tri et à mettre au point de nouveaux processus afin d’obtenir des matières recyclées de meilleure qualité et en plus grande quantité.

Nombre de matériaux, comme le verre, les métaux, le papier, le carton..ont bien avancé dans cette voie. Désormais, certains plastiques, en particulier le PET (polyéthylène téréphtalate), s’y sont également mis. Les bouteilles plastiques en PET incorporent aujourd’hui une importante proportion de PET recyclé.. L’exemple des bouteilles en PET est à cet égard instructif car il met en évidence les facteurs favorables à ce type de recyclage. Il est en effet possible de les recycler car, d’une part, la collecte est bien organisée. Parce que, ensuite, les bouteilles étant quasiment monomatière, le tri est simplifié et donne donc facilement une matière homogène ; enfin parce que les process sont au point. Tout doit aller dans ce sens. (...)

❒ Côté consommateur, l’affichage environnemental des produits joue un important rôle de sensibilisation. Mais un affichage de qualité nécessite un lourd travail en amont. L’État a chargé l’ADEME et l’AFNOR de mettre au point des méthodologies et des outils permettant aux fabricants d’afficher l’impact environnemental de leurs produits. L’ADEME développe une base de données d’inventaires de cycle de vie qui sera d’usage obligatoire pour l’affichage environnemental. 



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