Papiers  Cartons

 Les emballages papier-carton


RECYCLAGE des PAPIERS - CARTONS (Flux des fibreux)

Concrètement, la filière papier présente aujourd'hui des situations très diverses. 

- le papier graphique, menacé par le numérique, est en régression, 

- le papier d'emballage dépend principalement de la situation économique locale mais reste relativement préservé par la dynamique des envois postaux, - les papiers hygiène connaissent une croissance forte, compte tenu de la démographie mondiale et de la diversification des supports proposés, et 

- la ouate de cellulose, utilisée dans la construction notamment, reste encore un marché embryonnaire.

- le carton d’emballage parmi lequel on peut distinguer :

             • le carton d’emballage monomatériau à 100% de fibres de cellulose de réutilisation aisée 

             • le carton d’emballage multimatériau (avec plastique et aluminium) souvent utilisé dans l’emballage alimentaire, ± recyclable avec les OMR

Collecte

Les papiers graphiques des ménages sont collectés par les collectivités locales, de même que les papiers graphiques issus de bureaux des administrations et des entreprises ne faisant pas l’objet d’une collecte spécifique par des prestataires privés. 

Les collectes séparées des déchets d’emballages ménagers (cartons, plastique, verre) et de papiers graphiques s’organisent autour de trois schémas 

principaux qui couvrent, en 2013 (année de la dernière enquête collecte de l’ADEME), plus de 94 % de la population et 93% des tonnages collectés :

  1. 63 % (en progression) en schéma dit multimatériaux : collecte bi-flux1 

                                  - déchets de papiers graphiques et déchets d’emballages ménagers hors verre -cartons compris - en mélange. 

                                 - déchets d’emballages ménagers en verre

    2.19 % (en baisse) en schéma dit papiers / emballages : collecte tri-flux

                                 - déchets de papiers graphiques (bac bleu)                               

                                 - déchets d’emballages ménagers en verre

                                 - déchets d’emballages ménagers - cartons compris- hors verre (bac jaune).

  1. 6 % (stable) en schéma dit papier-carton / plastiques - métaux : collecte tri-flux :

                                 - déchets de papiers graphiques et d’emballages ménagers en carton 

                                 - déchets d’emballages ménagers en verre 

                                 - déchets d’emballages ménagers en plastiques et en métaux 

1 Chaque flux correspond pour l’usager à un contenant spécifique : bacs (ou un des compartiments pour des bacs cloisonnés) ou conteneur d’apport volontaire.


Déchets en plastique

  •  En dehors des bouteilles, tous les autres déchets plastiques posent problème (barquettes en plastique et en polystyrène, pots de yaourt, sacs plastiques).
  • Ainsi, l’extension des consignes de tri à tous les emballages plastiques, ne serait pas vécue a priori comme un problème. Celle-ci semble même être souhaitée et attendue. Elle permettrait de clarifier la question du tri des déchets en plastique, de rendre le geste de tri plus utile et de lui donner davantage de sens en étendant sa portée.

Entre les trois schémas principaux, le schéma multimatériaux (1) est majoritaire dans toutes les typologies d’habitat avec une part croissante du rural (48 %) à l’urbain dense (93%). 

Les coûts - pré-collecte + collecte + tri + transfert/transport - sont proches entre les trois schémas. Mais le schéma (2) emballages hors verre/ papiers apparaît plus cher que les deux autres car il necessite de mettre en place une organisation spécifique (contenants, véhicules de collecte) pour le seul flux des papiers, qui ne représente que 20% environ en volume du total papiers + emballages hors verre et dont la part est décroissante dans le temps.

En 2013, 1 450 kt de papiers graphiques ont été collectées de manière séparée en vue du recyclage par le circuit municipal. La collecte des papiers-cartons auprès des ménages progresse chaque année et représente Enfin, il convient de souligner que le taux de récupération des papiers graphiques progresse sensiblement, en passant de 60,7 % en 2011 à 62,6 % en 2013, mais en 2013, le taux de recyclage des papiers du SPGD (Service public de gestion des déchets) est de 49%. Il progresse de 2 points par rapport à 2012. Ainsi, la filière s’inscrit sur la trajectoire d’atteinte de l’objectif de taux de recyclage de 55% en 2016.

Quant au tonnage de papiers graphiques encore présent dans les OMR, il serait d’environ 1,26 million de tonnes pour 2013.

☛  Organisation de la collecte des déchets d'emballages ménagers et de papiers graphiques dans le service public de gestion des déchets Synthèse et recommandations de l’ADEME

 

❒ Consommation

ADEME - 2013

Pour l’année 2013, la quantité de papiers graphiques consommés par les utilisateurs finaux est de 3 436 kt contre 3 533 kt pour l’année 2011. Les experts du secteur s’accordent à penser que la baisse de consommation des papiers graphiques va se poursuivre sur les années à venir avec une baisse envisagée de 16 % entre 2013 et 2018.

Les documents publicitaires et commerciaux, suivis de la presse et des papiers de bureaux, sont les postes prépondérants et représentent 93 % des papiers des ménages et assimilés.

Au sein de la documentation publicitaire et commerciale, environ 63 % des tonnages de papiers rejetés sont des imprimés publicitaires distribués en boîtes aux lettres.

❒ Recyclage du papier et du carton

  • Documents publicitaires : 37 % des tonnages
  • Papiers de bureaux : 30% des tonnages
  • Presse : 22 % des tonnages
  • Livres : 7 % des tonnages Annuaires : 0,7% des tonnages
  • Éditions d’entreprises : 0,4 % des tonnages


Le poids des publicités dans les boîtes aux lettres : +35% en dix ans

Mardi 24 juin2014, UFC-Que choisir publie une enquête sur la publicité non adressée dans les boîtes aux lettres. Les résultats sont "catastrophiques", selon l'association de consommateurs.

L'étude relève qu'un autocollant "Stop pub" permet de réduire de 83% le nombre de prospectus reçus. Mais UFC-Que choisir déplore "l'absence de soutien gouvernemental dont souffre "Stop pub" depuis plusieurs années". En 2011, seulement 9% de la population étaient équipés d'un autocollant.

Par ailleurs, l'enquête désigne quelques grands pollueurs de boîtes aux lettres : les enseignes de la grande distribution, du bricolage/jardinage et de l'ameublement. Le groupe Carrefour et l'enseigne Leclerc arrivent en tête.

En conséquenc des mauvais résultats de l'enquête, UFC-Que choisir demande au ministère de l'Ecologie un audit sur le financement du recyclage du papier et réclame une pénalité financière pour les enseignes qui ignoreraient les autocollants. {...}

Cyrielle Chazal © Tous droits réservés Actu-Environnement

Cycle des PCR (papiers et carton à recycler)

Les papiers-cartons collectés auprès des entreprises et des collectivités sont stockés dans des bennes puis transportés par camions dans des bennes ou par péniche sur les voies fluviales vers les centres de traitement, afin d’être valorisés par le tri et mis en balle. Ils deviennent des FCR (Fibres Cellulosiques de Recyclage). Cette nouvelle matière première va être consommée par des papetiers pour devenir carton, essuie-tout, papier journal, papier écriture etc... lire plus ➧ paprec.com

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Le recyclage d'une tonne de carton permet pourtant d'épargner 2,5 tonnes de bois et d'éviter le rejet de 2,5 tonnes de CO2. Chaque fois qu’une tonne de papier est recyclée, 1,41 tonne de bois est économisée, ainsi que 48,2 m3 d’eau et 10,25 MWh d’énergie, soit 0,04 tonne d’équivalent CO2 évitée. Au total, c’est 58% des fibres de la pâte à papier qui sont issues du recyclage en France.Pour que le recyclage du papier et du carton soit correctement effectué, il faut les trier en prenant garde aux produits à emballage mixte papier-plastique. C’est pourquoi certains organismes refusent les enveloppes à case et en papier kraft car ces dernières peuvent contenir du papier-bulles.

Papier et carton non salis et non fragmentés (pour permettre les opérations de manipulations) sont triés puis réduits en pulpe pour séparer les fibres de cellulose et éliminer les produits résiduels. Cette pulpe est ensuite purifiée et désancrée pour éliminer les composants chimiques du papier comme les colles, les vernis et les encres. La pâte à papier ainsi obtenue est alors égouttée et séchée avant d’être transformée en bobines qui serviront à la production de nouveaux emballages cartons et de feuilles de papier.

Lors du processus, les fibres de celluloses s’abîment et il n’est donc possible de recycler ces fibres qu’une dizaine de fois. Au-delà, d’autres voies de traitement sont utilisées, comme les valorisations biologique ou énergétique.

Malgré une source de qualité, un blanchissement des fibres reste toutefois nécessaire. Le chlore disparaît progressivement des usines de recyclage, au profit de produits moins contraignants pour obtenir les labels écologiques comme le peroxyde d'hydrogène ou l'hydrosulfite de sodium. Pour que ces produits soient totalement bannis et le blanchiment inutile, reste à convaincre les consommateurs de l'inutilité d'un papier blanc pour certains usages au moins. Un message encore difficile à faire passer en France, contrairement en Allemagne ou en Suisse.

© Tous droits réservés Actu-EnvironnementEnjeux

Avec un taux de collecte assez faible, les papiers de bureau sont un gisement de déchets sous exploité. Pourtant, leur qualité attire les convoitises des recycleurs. A l'heure de l'économie circulaire, il est grand temps de fermer la boucle.

Chaque année en France, un employé de bureau consomme 70 à 85 kg de papier. Avec le carton, le papier représente ainsi près de 79% des déchets générés par les activités tertiaires. Mais, selon les estimations du ministère de l'Environnement, sur les 900.000 tonnes de déchets de papiers produites chaque année au bureau par les Français, moins de la moitié (400.000 tonnes) est collectée et recyclée…

Le recyclage du papier et du carton est pratiqué depuis de nombreuses années. Papier et carton sont faits de fibres de bois (cellulose) biodégradables et recyclables et non-toxiques. Il est donc possible de les composter, de les valoriser énergétiquement en les brulant et de les recycler.                                                          

                                                                                                                                                      Cycle du recyclage du papier et du carton. © Somergie


Le papier recyclé, un produit éco-responsable

On entend souvent que le papier tue la forêt. Ce n’est pas tout à fait vrai. S'il existe des problématiques importantes de déforestation et de traçabilité du bois, il faut distinguer ces pratiques nocives pour l'environnement de l'insdutrie papetière européenne. Chez nous, la plupart du temps, le papier est fabriqué à partir de déchets de bois issus d’autres industries comme le meuble ou d'éclaircies réalisées lors de l'entretien des forêts. Ces arbres sont issus de forêts gérées durablement où chaque arbre abattu est replanté. 
Moins nocif pour la forêt certes mais pas sans impact écologique non plus. En efffet, il existe en France très peu d’exploitations fournissant du bois pour la pâte à papier. Il faut donc importer cette matière première, avec un bilan carbone défavorable. Fabriquer du papier à partir de vieux papiers, permet de diminuer les tensions sur la matière bois. Abondante, cette nouvelle ressource est disponible à proximité immédiate des entreprises de transformation.  

Une fabrication éco-responsable.

La production de papier recyclé, comparée à la production de pâte vierge, consomme entre 2 et 5 fois moins d’énergie et d’eau. De plus c’est une industrie assez récente qui utilise des process industriels performants et veille à maîtriser son empreinte écologique. Notamment en réutilisant ses déchets de production, qu’il s’agisse d’eau ou de chutes de papier par exemple.  Les processus de production de pâte à papier vierge ou recyclée ont des facteurs d’émission similaires. Le désencrage des papiers et cartons recyclés consomme de l’électricité et compense les consommations d’énergie, d’eau et de réactifs nécessaires à la fabrication de papier vierge (d’autant que la fabrication à partir de bois produit aussi des sous-produits énergétiques).

Alors pourquoi le papier recyclé n’est-il pas moins cher que le papier vierge ?

Parce que nous en achetons peu ! Par habitude le plus souvent. Faire progresser la consommation de papier recyclé est le rôle de chacun. En repensant ses usages et sa consommation. Est-il vraiment nécessaire d’imprimer sur du papier extra-blanc son billet de train ? Ne faut-il pas privilégier l'achat de cahiers en papier recyclé pour sensibiliser nos enfants aux éco-gestes ? À nous de jouer !  (Ecofolio)

☛ Collecte sélective

Dossier : Les papiers se recyclent : trions-les ! (rapport Bardy)

Les emballages papier-carton


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