Emballages papier-cartons 

 

Depuis 1992, en France, la responsabilité élargie du producteur (REP) sur les emballages ménagers confie au producteur, à l’importateur ou au responsable de la mise sur le marché d’emballages ménagers, la responsabilité de contribuer ou de pourvoir à la gestion de l’ensemble des déchets d’emballages qui résultent de la consommation par les ménages de ses produits (à domicile ou hors domicile).

Trois possibilités sont offertes : 

            - la consigne pour réemploi portant sur quelques boissons, 

            - la mise en place d’un système individuel de reprise (emballages de médicaments via les pharmacies), et 

            - l’adhésion à un organisme collectif agréé par les pouvoirs publics. Deux éco-organismes sont ainsi agréés depuis 1993, Adelphe et Eco‑Emballages.

  • Caracteristiques et éco-conception

Des progrès doivent encore être faits dans la conception des emballages pour réduire notamment leur poids, mais aussi pour faciliter leur recyclage en aval.

  1. Parmi les emballages à base de papier-carton, on peut trouver des emballages dits mono-matériau, c’est-à-dire conçus à partir d’un matériau unique. Pour ces emballages, la « responsabilité » du recyclage appartiendra à la filière papier-carton (réutilisation de la fibre de cellulose). La caractéristique principale d’un emballage dit mono-matériau est son homogénéité quasi parfaite (près de 100% de fibres de cellulose). 

  L’emballage conçu avec un seul matériau est une situation « idéale » du point de vue du recyclage.


  1. Même si le matériau papier-carton reste le matériau dominant, l’emballage peut également se composer d’éléments fabriqués à partir de matériaux différents (structure de l’emballage comportant plus de 50% de fibres de cellulose en poids). Cette catégorie englobe en particulier les emballages composés d’éléments de matériaux différents mais facilement séparables les uns des autres (ils doivent pouvoir se séparer aisément à la main). 

ADEME : étude sur la gestion des déchets d’emballages - papiers d’ici 2030.

Aujourd’hui 42 % des emballages et papiers collectés par le service public de la gestion des déchets sont recyclés. Le développement et l’optimisation de la collecte et du tri de ces déchets est un enjeu primordial pour accroître et améliorer le recyclage.
Pour anticiper et gérer la collecte et le tri de ces déchets sur les 15 prochaines années, quatre actions clés ont été identifiées :

  • favoriser la collecte séparée des déchets d’emballages et de papiers (amélioration des consignes de tri, augmentation des objets à trier comme les films, pots et barquettes plastiques…)
  • harmoniser le schéma de collecte à l’échelle nationale;
  • industrialiser (automatisation et augmentation de leur capacité) le parc des centres de tri ; à terme entre 80 et 150 centres de tri par rapport à 237 aujourd'hui couvriront chacun un plus grand nombre d'habitants;
  • renforcer les synergies entre les acteurs de la filière.

Globalement, le concepteur doit d’abord concevoir l’emballage de sorte que :

                 • La séparation des éléments soit facilitée tout en s’assurant de la faisabilité technique d’une telle opération: la pelabilité des opercules, la   

                       désolidarisation des bouchons doivent notamment être favorisées.

                 • La non-fragmentabilité des éléments non cellulosiques soit assurée.

                 • Des consignes de tri claires soient apposées : celles-ci permettront d’orienter convenablement les différents éléments constitutifs et 

                       séparables de l’emballage vers les bacs de déchets dédiés. De cette façon, le recyclage sera facilité et l’absence de ces matériaux non 

                       fibreux concourra à limiter les déchets de recyclage et à améliorer le bilan économique de la filière.


  1.   Dans le cas du complexe, la structure de l’emballage est constituée de plusieurs couches de matériaux différents qui sont étroitement ou intimement liées entre elles (c’est l’exemple des briques alimentaires où le plastique sert de liant entre les couches de papier-carton et d’aluminium). C’est cet assemblage de matériaux (association de carton, d’aluminium et de plastique par exemple) qui servira à réaliser l’emballage, qui devient alors multi-matériaux.

Si le multi-matériaux est parfois indispensable dans la filière papier-carton pour des raisons techniques et de fonctionnalités, la séparation technique des éléments devra être la plus aisée possible, de sorte que la recyclabilité soit facilitée.

Il est donc indispensable de travailler : 

              • à une séparation technique aisée des différents matériaux,

             • à limiter au « juste ce qu’il faut » les matériaux qui ne seront pas réutilisés dans le process envisagé.

toute démarche visant à réduire d’abord les éléments complémentaires puis le volume et le poids des autres matériaux doit être privilégiée.


  • Adjuvants

Un adjuvant est un élément dit  « accessoire », ajouté lors de la fabrication d’un emballage.  

Les plus communément utilisés sont : 

  1. les encres : le choix des encres lors du procédé d’impression reste un point fondamental dans l’optimisation du dispositif global du point de vue du recyclage. 

De façon générale, en optant pour un type d’encre, il est indispensable de veiller à : 

             • optimiser les quantités d’encre utilisées notamment en limitant le nombre de couleurs.

             • choisir des encres à impact réduit sur les process de recyclage et en particulier sur la qualité des eaux de procédés et sur la qualité des 

                   produits finis recyclés (éviter les encres de couleur vive et à fort dégor- gement). 

             • choisir des encres garanties sans migration (ou à faible migration) avec des liants d’orginie végétale.


  1. les adhésifs : le choix des colles et adhésifs dans la fabrication des emballages reste un point important pour l’opti- misation du dispositif global de recyclage. 

De façon générale, en optant pour un type de collage et de colles et d’adhésifs, il est indispensable de veiller à :

             • optimiser les quantités de colles et d’adhésifs utilisées 

             • choisir des colles et adhésifs à impact réduit sur les process de recyclage 

             • choisir des colles et adhésifs qui sont préférentiellement des colles éliminables, à défaut (si impossibilité technique) les colles 

                   hydrodispersables en évitant les colles fragmentables et insolubles dans les eaux de procédé.


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