Biodéchets


       ★  Gaspillage alimentaire

    ★  Sacs plastiques

Déchets alimentaires ou de cuisine, déchets verts de jardins et de parcs et autres déchets biodégradables… Les biodéchets représentent plus du tiers (36%) du poids des ordures ménagères résiduelles (OMR) d'un Français mais sont encore jetés en mélange dans la poubelle. Résultats : beaucoup finissent simplement en décharge (un tiers du tonnage) ou sont incinérés.

❐ Définition du biodéchet R.541-8 du CE

« Tout déchet non dangereux biodégradable de jardin ou de parc, tout déchet non dangereux alimentaire ou de cuisine issu notamment des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que tout déchet comparable provenant des établissements de production ou de transformation de denrées alimentaires»

  • La définition inclut les déchets d’huiles alimentaires  
  • Les déchets issus des activités du secteur primaire ne répondent pas à la définition (déchets de l'agriculture, déchets de la pêche) 
  • Les déchets biodégradables ne sont pas tous des biodéchets


❐ Le traitement biologique des déchets organiques : deux procédés principaux

  • le compostage (aérobie), procédé rustique, applicable à toutes les échelles, de moins de 100 kg/an à plus de 100 000 t/an
  • la méthanisation (anaérobie),procédé plus lourd en investissements, réservé à des installations ayant une taille minimum : > 1 000 t/an si déchets agricoles, > 10 000 t/an si déchets d’IAA ou des ménages ou d’activités

compostage & méthanisation 2013 -Kg/hab- 


8055_dechets_verts_avril2015_couv

❐ La prévention / gestion de proximité

La prévention et la gestion de proximité des biodéchets permettent de limiter fortement la collecte des biodéchets et leur traitement centralisé, de limiter les nuisances induites par la chaîne classique « collecte + traitement » : moins de transport routier, moins de grosses unités de traitement (usines de compostage, TMB, incinération, etc.), moins de mise en décharge. La prévention/gestion de proximité a de plus l’intérêt de sensibiliser les citoyens sur toutes les questions liées à la gestion des déchets (diminution à la source, lutte contre le gaspillage alimentaire, etc.) et de les responsabiliser. 

Historiquement centrées sur le compostage domestique, les opérations de prévention/gestion de proximité ont élargi leur champ d’intervention à d’autres techniques (limitation des achats et utilistion à temps des aliments, alimentation animale, limitation de la production de déchets, etc.) et sont sorties du cadre domestique, avec le développement du compostage partagé (compostage de quartier, en pied d’immeuble) et du compostage autonome en établissement (écoles, entreprises, etc.)

❐ Les gros producteurs de biodéchets

FONDS DÉCHETS : LES SOUTIENS À LA MISE EN PLACE DE TRI À LA SOURCE DES BIODÉCHETS

  • La loi relative à la transition énergetique de 2015 prévoit la généralisation du tri à la source des déchets organiques auprès des ménages sous la houlette des collectivités locales, et auprès des entreprises qui en produisent. 
  • Selon le type de producteur et les caractéristiques locales, ce tri à la source peut se concrétiser au travers de la gestion domestique, le compostage partagé, le compostage autonome en établissement, ou de gestion collective après collecte (porte-à-porte ou apport volontaire dont déchèteries ...).
  • Pour ce qui est des seuls ménages, les biodéchets (déchets alimentaires et déchets de jardins) représentent encore 40 % des ordures ménagères résiduelles, soit un important potentiel à détourner de l’incinération et des installations de stockage de déchets non dangereux.

Seule la France a mis en place une obligation de tri des biodéchets spécifique aux gros producteurs (restauration, commerce alimentaire, hypermarchés, industries ...) : depuis le 1 Janvier 2016, tous les établissements de restauration produisant plus de 10 tonnes de déchets alimentaires par an – ce qui correspond à un environ 180 repas servis par jour – doivent mettre en place un tri spécifique des déchets alimentaires en vue d'une valorisation 1. Mais, souligne l'Ademe, dans les autres pays, soit ceux-ci sont soumis aux mêmes obligations que les collectivités, soit leurs biodéchets sont gérés par des prestataires, et non par les collectivités (Allemagne, Autriche). 

La loi de transition énergétique d'août 2015 impose de généraliser le tri à la source des déchets organiques pour tous les producteurs de déchets d'ici 2025. Les collectivités devront disposer de systèmes de collecte et de solutions de compostage de proximité. 

La réglementation seule ne suffit pas à impulser une dynamique. De nombreux pays ont mis en place, avec succès, des mesures incitatives, que ce soit des taxes à l'enfouissement ou à l'incinération, des subventions aux collectivités ou une tarification incitative.

1D'après le conseil régional d'Ile de France, en 2025, la méthanisation des 175.000 tonnes de biodéchets issues de la restauration (soit 50 % mobilisés sur un total de 300.000 tonnes produites) devraient permettre de générer l'équivalent de 380 GWh/an

 ❐ La collecte séparée gagne du terrain

Encore marginale en France, la collecte séparée des biodéchets sera généralisée d'ici 2025, selon la loi de transition énergétique. Les collectivités devront choisir leur méthode de collecte et disposer de solutions de compostage de proximité.

Mais comment mettre en place la collecte séparée ? "Un inconvénient souvent évoqué en France concernant la collecte des biodéchets est le risque de nuisances olfactives, surtout en été", indique l'Ademe, ajoutant : "Les expériences italiennes et catalanes, avec l'utilisation de sacs biodégradables en papier ou en bioplastique avec des bio-seaux ajourés pour la pré-collecte des déchets alimentaires dans les cuisines, en complément des bacs, prouvent que ce frein peut être débloqué".

Concernant la collecte, si la Belgique, la France et le Québec ont opté pour des bennes compartimentées OMR / biodéchets, de nombreux pays ont préféré organiser une collecte spécifique, étant donné que les biodéchets nécessitent d'être collectés plus fréquemment.

"Dans tous les pays observés, hors la Belgique (Flandre et Bruxelles-Capitale), le choix de la fréquence de la collecte des OMR est laissé à l'appréciation des collectivités, sans obligation de fréquence minimum", précise l’Ademe. De même, malgré un coût plus élevé de la collecte séparée, les pays ayant mis en place un compostage de proximité, à l'échelle d'un quartier ou d'un immeuble, semblent l'abandonner peu à peu.

lire : http://www.actu-environnement. 1/2/2016

  Recyclage

ADEME : État de l'art de la collecte séparée et de la gestion de proximité des biodéchets SIDAINE JM, GASS M AWIPLAN, ADEME 2013


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