Incinérateur d’Ivry-Sur-Seine : L'UE / moratoire sur les nouveaux incinérateurs

Plan B'OM Baisse des Ordures Ménagères

Le Plan B'OM met le cap sur le zéro déchet 

lan B;Om


30 Janvier 2017  La Commission européenne recommande un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs. La Commission reconnaît les risques de surcapacité d’incinération, et souligne que ce scénario peut créer des blocages structurels à la réduction progressive des déchets à éliminer.Les conclusions de la Commission sont sans appel. Elle préconise aux Etats membres de:

- supprimer les aides publiques à l'incinération des déchets
- accroître les taxes pesant sur ces usines (ce que la France a récemment renoncé à faire),- et réorienter les financements publics vers des projets tendant vraiment à une économie circulaire.

➲ 26 Janvier 2017  Le Syctom lance la phase opérationnelle du renouvellement de l'incinérateur d'Ivry-sur-Seine.  Les opposants (collectif 3R)préparent des recours : Le projet IP13, incompatible avec l’ambition zéro déchet

Le syndicat souhaite renouveler l'incinérateur d'Ivry-Paris XIII, le plus gros de France construit en 1969 et modernisé en 1997. Aujourd'hui, le centre dispose d'une capacité de traitement de 770.000 tonnes par an, dont 730.000 pour l'incinérateur. Les 40.000 tonnes restantes sont traitées par la déchetterie et le centre de tri ajoutés il y a 20 ans. Le Syctom propose de créer un centre qui recevra 544.000 tonnes de déchets par an, dont 54.000 tonnes de combustibles solides de récupération (CSR) produits à Romainville (Seine-Saint-Denis). Il sera doté d'un incinérateur d'une capacité de 350.000 tonnes par an et d'une unité de séparation des fermentescibles présents dans les ordures ménagères résiduelles (OMR).

Du côté des opposants au projet, le Collectif 3R et Zero Waste France envisagent des recours. "Suite à ce vote, le Syctom devrait engager très prochainement les procédures d'obtention du permis de construire, puis de l'autorisation d'exploiter l'installation", expliquent-ils, ajoutant qu'ils "font d'ores et déjà savoir qu'elles se mobiliseront pendant l'enquête publique, et étudieront les possibilités de recours juridiques".


➲ 21 Octobre 2016 Coup de théâtre à Ivry, hier soir : le Conseil Municipal déclare son opposition au projet de reconstruction de l'incinérateur d'Ivry-Paris XIII porté par le Syctom, l'agence métropolitaire des déchets. Une majorité constituée de 23 élus issus de EELV, de CCI, du PS et de la droite a demandé au Maire Philippe Bouyssou (PC) de porter cette position au sein des instances du Syctom dans lesquelles il siège.

Les associations Zero Waste France et Collectif 3R, qui portent une pétition et une proposition alternative (le Plan B'OM) se réjouissent de cette position ferme du Conseil Municipal ivryen. "Ce vote pourrait marquer un tournant dans les débats sur le projet de reconstruction, qui durent depuis plus de 10 ans" indique Anne Connan, co-présidente du Collectif 3R. "C'est un désaveu qui peut bousculer l'équilibre des forces au Syctom, d'autant plus que les élus parisiens se sont toujours montrés très attentifs à la position ivryenne sur ce dossier" ajoute Flore Berlingen, directrice de Zero Waste France.

Ce vote intervient à un moment crucial pour la poursuite ou non du projet du Syctom. En effet, le projet Ivry-Paris XIII fait l'objet d'un marché public par tranches, et le vote concernant la tranche des travaux de reconstruction de l'incinérateur devrait intervenir d'ici la fin de l'année. Les 68 élus qui siègent au comité syndical ont donc encore la possibilité de faire machine arrière.
Dans le voeu voté en séance ce jeudi 20 octobre au soir, le Conseil Municipal d'Ivry exprime la demande d'un nouveau projet pour le site Ivry-Paris XIII "excluant l'incinération et s'engageant résolument vers une gestion efficiente et écologique des ressources que constituent nos déchets".

➲ 7 Septembre 2016 ZW ZeroWasteFrance : Nous demandons aux 68 élus qui se réuniront à l'automne de ne pas voter la première tranche de travaux de reconstruction de l'incinérateur pour 500 millions d’euros et de mettre à l’étude le plan d’action alternatif (Plan B’OM pour Baisse des Ordures Ménagères) qui permettrait d’éviter ce projet d’incinérateur.

Pour signer la pétition, c'est ici

Le projet du Syctom :

  • Coûtera au total 2 milliards d’euros d’argent public
  • A été dimensionné il y a 10 ans alors qu’il nous engage pour les 50 prochaines années !
  • Perpétue le choix d’une technologie polluante et dangereuse pour la santé
  • Ignore les progrès récents (les ordures ménagères résiduelles ont diminué de 20% entre 2005 et 2015 sur le territoire concerné)
  • Ne respecte pas l’ensemble des mesures imposées par la Loi de Transition énergétique de 2015 au niveau national et les objectifs régionaux.

2 Septembre 2016 COMMUNIQUE DE PRESSE du groupe EELV&A au Conseil régional IdF:

        Nouvel incinérateur d’Ivry : un projet has been pour 2023…

 La CNDP (Commission nationale du débat public) a validé ce 31 août le lancement de l’enquête publique pour le projet de reconstruction de l’usine d’incinération d’Ivry-Paris XIII, permettant à ce serpent de mer de passer une nouvelle étape vers sa réalisation. Pour les écologistes, le projet n’a que trop peu évolué et reste calqué sur un modèle de traitement des déchets complètement dépassé. « Cette nouvelle usine manque totalement d’ambition environnementale et part d’une vision court-termiste. Dans 10 ans, la gestion du déchet sera complètement différente et l’incinérateur s’en retrouvera totalement has been » déplore Annie Lahmer, élue à la commission environnement. La fin de la construction prévue en 2023 est par ailleurs à relativiser, au regard des retards, ce qui rend le projet encore davantage caduc, pour l’élue régionale.

 Outre les nuisances locales à prévoir, c’est bien le modèle de gestion des déchets qui est remis en cause par le groupe d’élu-es écologistes régionaux. « La part de déchets recyclés n’est pas à la hauteur de ce que les habitants de nos communes attendent » regrette l’élue qui rappelle que l’objectif de 60% de taux de recyclage prévu par la loi de transition énergétique est loin d’être ciblé et que des projets alternatifs ont été proposés par le Collectif 3 R et Zero Waste France dans le cadre du Plan B’OM (Baisse des Ordures Ménagères). « C’est dommage. Les habitants participent au tri de leurs déchets et sont même prêts et volontaires pour faire plus, mais beaucoup d’élu-es ne le sont pas… »

 Le groupe écologiste dénonce également les 2 milliards qui seront investis dans ce projet. « C’est une somme colossale qui pourrait être utilisée autrement, pour de la sensibilisation, de l’emploi massif pour un autre cycle du déchet : réduction, revalorisation, recyclage, » rappelle Annie Lahmer. « Pourquoi ne ferait-on pas de débat public sur les projets alternatifs qui rassembleraient bien plus d’avis positifs de la population ? » questionne l’élue du Val de Marne…

 Marion JEUNE  Directrice de Cabinet Groupe EELVA - Conseil Régional IDF Le site du groupe Europe Ecologie Les Verts & Apparentés au Conseil Régional Île-de-France : http://elus-idf.eelv.fr/

 Le plan alternatif citoyen (Plan B’OM) :

  • Propose 12 actions pour un coût de seulement 200 millions d’euros
  • Permet de créer 700 emplois directs et locaux dans les filières de tri-recyclage et des milliers d’emplois indirects dans le compostage, le réemploi, la vente en vrac, etc.
  • Inclut aussi un scénario alternatif pour se passer du chauffage urbain issu de l’incinérateur
  • S’inspire de solutions déjà testées en France ou à l’étranger
  • Est réaliste et pragmatique : il s’agit de rattraper une partie de notre retard et d’atteindre d’ici 2023 les résultats que Lyon ou Nantes obtiennent déjà aujourd’hui sur le tri et la prévention des déchets !


Comment agir ?

1) Signez et partagez cette pétition
2) Interpellez vos élus sur Twitter et par email : voici la liste avec les adresses, et des modèles de tweets et d'emails
3) Restez informés de la suite de la mobilisation ici  


Associations co-signataires :

Collectif 3R, Zero Waste France, Amis de la Terre, Arivem, Réseau Action Climat, Surfrider Foundation Paris, Colibris Paris, 350.org, Génération Cobayes, le WARN, Citizen Case, Respire, Fondation France Libertés, RCube, Sangha Paris 5, Ecologie Sans Frontière, Réseau Environnement Santé, Festival des Utopies Concrètes, Amelior, Transition Paris Ile de France, CLCV Ile-de-France, 

Paris, mardi 8 septembre 2015 - Les citoyens dévoilent ce matin leur Plan B’OM (Baisse des ordures ménagères) pour éviter la coûteuse reconstruction de l’usine d’incinération d’Ivry-Paris XIII (1,5 à 2 milliards€). Alors que le projet est discuté et contesté depuis 10 ans, ces habitants proposent une alternative concrète, durable et réaliste, qui offre la possibilité de créer plus 50% d’emplois supplémentaires et de préserver des ressources naturelles précieuses pour l’économie française.

Concrètement, le plan B’OM se décompose en 12 actions : 

- zéro déchet au bureau, stop pub, dispositif spécifique pour la collecte du carton,

- accompagnement des “gros producteurs” de bio-déchets, 

- division par deux du gaspillage alimentaire, compostage de proximité, collecte séparée des bio-déchets pour la moitié des habitants, meilleure diffusion des consignes de tri, poubelles de tri sur l’espace public, présentation des alternatives aux textiles sanitaires jetables, points de collecte du textile pour 3000 habitants

- création d’une SCIC pour le développement du réemploi et de la réparation,. 

Le plan B’OM évalue le coût de sa mise en oeuvre à 200 millions.    ➧  lire plus... et ➧ voir aussi... et ➧ encore


➲ Lundi 13 Avril 2015

Photo-Opération-SYCTOM-150x150

Le Collectif 3R dépose un recours en justice contre le marché public de 2 milliards d'euros SYCTOM-Suez Environnement pour la reconstruction de l'incinérateur d'Ivry/Paris XIII

Par ailleurs, Maître Nicolas Gardères, l'avocat du COLLECTIF 3R, dénonce le fait que« malgré son coût, l’offre finale du candidat retenu est particulièrement faible sur de nombreux points cruciaux, en particulier le traitement des fumées, la prévention et la maîtrise des nuisances olfactives et des risques incendie et explosion. Ce marché viole ainsi le principe d’efficacité de la commande publique ».

Ce projet contrevient également à la directive-cadre européenne de 2008, aux objectifs du Grenelle de l'environnement, et au Plan régional d’élimination des déchets, selon lequel « aucune nouvelle capacité d’incinération n'est nécessaire en Île de France ».

Selon le COLLECTIF 3R, « par son volet incinération, ce projet va à contre-sens de l’histoire et des aspirations d'un nombre croissant de Franciliens qui cherchent à sortir de la société du gaspillage des ressources de la planète, par le compostage des déchets organiques, la récupération et le tri-recyclage ».

Le SYCTOM n’a pris en compte ni la baisse constante des déchets sur son territoire depuis 2002, ni les retours d’expérience catastrophiques des usines de TMB-méthanisation[3].Opposés à la reconstruction d’un incinérateur de déchets Ivry-Sur-Seine, des militants EELV ont bloqué symboliquement l’entrée du site ce  mardi 17 mars, réclamant un moratoire. Les écologistes regrettent un « gâchis financier » à hauteur d’1,8 milliards d’euros concernant le marché signé avec Suez Environnement le 5 février, alors que, « le volume des déchets ménagers et assimilés diminue régulièrement, notamment en Île-de-France« , région qu’ils estiment « déjà en surcapacité en matière d’incinération » .

☛ voir aussi Usine d’incinération d’Ivry: reconstruire ou attendre ?

➲  9 Mars 2015 : Communiqué de presse du Collectif 3R, le 9 mars 2015

UN MARCHÉ PUBLIC DE DEUX MILLIARDS D'EUROS BIEN PEU TRANSPARENT!

  

La poubelle qui vaut deux milliards


Le Collectif 3R s’inquiète du manque de transparence du Syctom dans la gestion du dossier de reconstruction de l'usine de traitement des déchets d'Ivry-Paris XIII.

Alors que les élus ont voté le 17 octobre 2014 l'attribution du marché de conception et d'exploitation d'une usine d'incinération et d'une usine de TMB-méthanisation à Ivry-Paris XIII pour deux milliards d'euros à un groupement conduit par une filière de Suez-Environnement, il a fallu attendre le 2 février pour que le contrat soit signé. (…)

Et pourquoi le projet d'Ivry-Paris XIII est-il si coûteux ? Qu’y a-t-il d’extraordinaire dans ce projet qui justifie un coût aussi exorbitant au regard des autres installations de traitement des déchets ? En ces temps de vaches maigres pour les collectivités, les communes du Syctom s’endettent pour des années, et verront leur taxe d’enlèvement des ordures ménagères augmenter de manière continue pour faire face à ces investissements. Rappelons que le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, contesté à l’échelle nationale, ne prévoit qu’un investissement de 561 millions d’euros.

Les politiques publiques européennes et nationales insistent depuis 2008 sur la nécessaire baisse des tonnages destinés à l’enfouissement et à l’incinération car ce sont des modes de traitement polluants pour la santé et l’environnement et consommateurs de ressources. 

Alors que le ministère de l’Ecologie encourage aujourd’hui en France des stratégies « zéro gaspillage, zéro déchet », le Syctom ne devrait-il pas consacrer la majeure partie de ses investissements à la réduction des déchets, au tri à la source et notamment à la collecte sélective des bio-déchets, et à leur valorisation, plutôt que de regarder vers le passé? 

Le Collectif 3R demande que les communes utilisent l'argent public pour se conformer à la loi et qu’elles atteignent les objectifs de réduction des déchets fixés par la loi Grenelle II, c’est à dire 45% de tri-recyclage en 2019 (le Syctom en est très loin avec ses 15% en 2014) ; qu’elles mettent en place une tarification incitative, pour faire en sorte d’y parvenir ; et qu’elles pratiquent la collecte à la source des bio-déchets des « gros producteurs » inscrite dans la loi et en application depuis 2012.

94 Citoyens 18/3/

GLOSSAIRE                                                          Contact   I   Plan du site   Infolettre                                        © OZD-Melun 2013  ☆